La caméra, placée devant un aquarium filme en direct un certain nombre de séquences d’images fabriquées en temps réel. Par exemple un tube translucide à la verticale va descendre lentement pour séparer l’image en deux, signifiant la durée, incompressible et irréversible. Puis deux surfaces vont apparaître séparées par une ligne horizontale, ce sont deux eaux différentes, l’une est saturée en sucre, l’autre non, entre les deux, une tension va s’opérer.
Plus tard un liquide noir ou la chute de diverses particules viendront se fondre dans le liquide transparent ou seulement se poser entre ces deux eaux pour dessiner des formes en mouvement et créer des turbulences. L’image que l’on voit sur grand écran est celle d’un intérieur, intérieur de l’aquarium, intérieur de l’écran ; le rôle de la caméra est celui de la loupe, elle perturbe notre perception. Le tout est une intuition, un désir d’explorer des communs possibles entre l’image en mouvement et la musique, entre le vidéaste et le musicien.




